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Une variante du gène augmente le risque de contracter une maladie hépatique grave

Toronto, Ontario (9 septembre 2009) – Des chercheurs du Hospital for Sick Children (SickKids), de la University of Toronto et de la University of North Carolina à Chapel Hill, financés par la Fondation canadienne de la fibrose kystique (FCFK) et Génome Canada, ont découvert un facteur de risque génétique de maladie hépatique grave chez les enfants et les adultes atteints de fibrose kystique.

Les personnes porteuses d’une variante particulière du gène SERPINA1 (aussi appelé alpha 1 antitrypsine ou alpha 1 antiprotéase) sont cinq fois plus susceptibles de développer une cirrhose et d’autres troubles hépatiques que les personnes porteuses de la version normale du gène.

L’étude, qui est publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) du 9 septembre, pourrait mener à une détection et à un diagnostic plus précoces de la maladie hépatique associée à la fibrose kystique, ainsi qu’à de meilleurs choix de traitement pour les patients touchés par cette maladie. En outre, cette étude pourrait ouvrir la voie à des travaux semblables sur des formes plus courantes de maladie hépatique.

« Il s’agit d’une étude marquante, car elle augmente la possibilité de repérer les patients atteints de fibrose kystique qui sont susceptibles de contracter une maladie hépatique », affirme le Dr Peter Durie, cochercheur principal de l’étude, gastro-entérologue et scientifique chevronné à SickKids, et professeur de pédiatrie à la University of Toronto. « Nous espérons que des recherches plus approfondies dans ce domaine offriront à ces patients des options de traitement plus précoces et plus efficaces. »

La fibrose kystique est la maladie génétique mortelle la plus répandue parmi les jeunes Canadiens. Cette maladie, causée par des anomalies du gène CFTR, provoque une accumulation de mucus dans les conduits du pancréas, les intestins et les poumons, ce qui donne lieu à des problèmes respiratoires et à d’autres difficultés. Bien que chez chaque personne atteinte de fibrose kystique les deux copies du gène CFTR soient porteuses d’une mutation (l’une héritée de la mère et l’autre du père), les symptômes peuvent fortement varier d’une personne à l’autre. Par exemple, environ cinq pour cent des personnes fibro-kystiques développent une maladie hépatique assez grave pour nécessiter une transplantation du foie.

Au cours de la dernière décennie, les chercheurs ont cherché à savoir quels autres facteurs génétiques pouvaient modifier les effets des mutations du gène CFTR responsables de la fibrose kystique, altérant subséquemment les conditions biologiques qui influencent la gravité de la maladie. Plusieurs gènes ont été reconnus comme étant des « modificateurs génétiques » potentiels, et des études ont eu lieu récemment pour confirmer certaines de ces découvertes.

Dans le cadre de cette nouvelle étude, une équipe internationale de scientifiques a récolté le plus grand nombre d’échantillons jamais recueilli auprès de patients atteints de fibrose kystique et de maladie hépatique grave. L’étude a d’abord été effectuée auprès de 124 patients fibro-kystiques atteints de maladie hépatique grave et auprès de 843 patients fibro-kystiques ne souffrant pas de maladie hépatique. L’équipe a évalué neuf variantes de séquences dans cinq gènes, des études antérieures ayant laissé entendre qu’elles pouvaient être associées à la maladie hépatique.

Les chercheurs ont découvert que les patients fibro-kystiques atteints de maladie hépatique étaient plus susceptibles de porter une version particulière du gène SERPINA1, appelée allèle Z, ce qui indique que la variante du gène joue un rôle dans le développement de troubles hépatiques. Les chercheurs ont confirmé leurs résultats en étudiant un groupe distinct de personnes atteintes de fibrose kystique, 136 d’entre eux souffrant de maladie hépatique, et 1088 n’en souffrant pas.

Aidés par des collaborateurs internationaux, les chercheurs se penchent maintenant sur les modificateurs génétiques associés à d’autres complications de la fibrose kystique, notamment la maladie pulmonaire, l’obstruction intestinale et le diabète.

La présente découverte survient 20 ans après une autre percée importante dans le domaine de la recherche sur la fibrose kystique : en 1989, une équipe de chercheurs de SickKids financée par la FCFK s’est inscrite dans les annales de la médecine en identifiant le gène responsable de la maladie.

« Cette nouvelle découverte démontre l’importance de la génomique et explique le changement relativement récent dans la façon d’étudier les maladies. L’examen des gènes uniques de quelques patients fait place à l’utilisation à grande échelle de méthodes visant à analyser simultanément la façon dont des gènes multiples et leurs produits contribuent au développement de la maladie au sein d’un vaste échantillon de patients, ajoute Christian Burks, Ph. D., président et chef de la direction du Ontario Genomics Institute, qui a aidé à financer cette étude. La découverte et la caractérisation de la variante de ce gène par le Dr Durie et son équipe présagent une ère nouvelle en matière de diagnostic moléculaire prédictif et de médecine personnalisée. »

L’étude a été subventionnée en partie par la Fondation canadienne de la fibrose kystique et par Génome Canada, par l’entremise de l’Ontario Genomics Institute. Les chercheurs financés par la FCFK qui ont participé à l’étude sont notamment le Dr Peter Durie, Mary Corey, Ph. D. et Julian Zielenski, Ph. D. Les membres suivants du Hospital for Sick Children ont également participé à cette étude : les Drs Simon Ling et M James Phillips et Ruslan Dorfman, Ph. D.

Fondation canadienne de la fibrose kystique
La Fondation canadienne de la fibrose kystique est un organisme de bienfaisance national qui compte 50 sections de bénévoles et qui subventionne la recherche et les soins dans le domaine de la fibrose kystique. En 2009, la Fondation soutient plus de 50 projets de recherche qui portent sur tous les aspects complexes de la maladie, notamment l’exploration de nouvelles méthodes de lutte contre l’infection et l’inflammation des poumons, et la mise au point de nouvelles approches thérapeutiques ciblant l’anomalie de base au niveau cellulaire.

The Hospital for Sick Children
The Hospital for Sick Children (SickKids), affilié à la University of Toronto, est l’hôpital où se déroulent les travaux de recherche les intensifs au Canada. C’est aussi le plus grand centre consacré à l’amélioration de la santé des enfants au pays. SickKids se distingue par son approche innovatrice en intégrant les soins, la recherche et l’éducation. Sa mission est de fournir des soins d’avant-garde complexes et spécialisés en réalisant des progrès scientifiques et cliniques, en partageant ses connaissances et son expertise, et en travaillant à l’élaboration d’un système de santé accessible, complet et durable pour les enfants. Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site www.sickkids.ca. La mission de SickKids : Des enfants en meilleure santé pour un monde meilleur.

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Pour plus d’information, veuillez communiquer avec :

Sagal Ali
Agente des relations avec les médias
Fondation canadienne de la fibrose kystique
1-800-378-2233, poste 290
sali@cysticfibrosis.ca
www.cysticfibrosis.ca

Suzanne Gold
Spécialiste des communications – Relations avec les médias
The Hospital for Sick Children
416-813-7654, poste 2059
suzanne.gold@sickkids.ca
www.sickkids.ca


Révision : 2009-09-14


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